Notre approche a muri — juin 2026.
Plutot que de juger les mots d'un message, Shieldy apprend le « normal » de chaque enfant et repere deux signes : quand son rythme s'eloigne de son habitude, et quand on cesse de lui repondre (l'exclusion relationnelle). Tout reste sur le telephone, rien n'est envoye, et l'on ne pose jamais de diagnostic — juste un signal vers un adulte de confiance.
Écran d'accueil de l'application Shelkid Écran « le pacte » de l'application Shelkid
Où en est le moteur · juin 2026
Harcèlement explicite repéré (cas simples)
71k
Messages annotés
3
Itérations (V1→V3)
13%
Faux positifs (à baisser)

Notre moteur attrape bien le harcèlement explicite, mais il échoue encore sur le harcèlement voilé (AUC ≈ 0,50 sur de vrais ados, juin 2026) — c'est notre découverte et notre priorité. Chiffres mesurés sur corpus de test contrôlé (Ollagnier-Large + extensions internes). Voir le détail méthodologique →

Honnêteté

Ce que Shelkid
voit et ne voit pas.

Aucune application de protection n'est un coffre-fort. La nôtre non plus. Shelkid est un outil expérimental, complémentaire de la prévention (PREVENTO). Voici ce qu'il peut repérer et ce qu'il ne peut pas, selon l'appareil.

Sur Android — Shelkid peut repérer : des signaux faibles dans le texte qui transite par le téléphone (échanges surtout nocturnes, demande de secret, isolement, asymétrie, migration de plateforme). L'analyse du texte se fait localement, sur l'appareil, sans transmission ni consultation humaine du contenu.

Détecter sans surveiller
Ce que « analyser » veut dire chez nous

Shelkid ne lit pas les messages de votre enfant pour vous les montrer. L'analyse se fait sur l'appareil, le texte ne sort jamais du téléphone et n'est pas conservé. Nous ne modélisons pas les mots, mais la forme de la relation (échanges surtout nocturnes, demande de secret, isolement, asymétrie).

Quand une configuration à risque est repérée, c'est un signal (sa nature, son niveau) — jamais le contenu — qui permet à un adulte de confiance d'ouvrir le dialogue. L'enfant sait que l'outil est là (le « pacte ») et en reste partie prenante. La couverture dépend de l'appareil : plus large sur Android, limitée sur iPhone (Apple cloisonne les applications entre elles). Nous le disons sans surpromesse.

À l'opposé d'un contrôle parental qui donnerait à lire les conversations : ici, l'enfant garde la main, l'humain tranche. Notre démarche, pour les chercheurs →

Les signaux faibles — la forme de la relation — sont le cœur de l'approche. Il reste aussi un filet pour les situations explicites : Shelkid repère des situations comme la sextorsion ou une demande d'image, et analyse la trajectoire de la relation sur la durée (des trajectoires compatibles avec une approche préoccupante). Ce filet complète le cœur, il ne le remplace pas.

Besoin d'aide tout de suite ? 3018 (cyberharcèlement, violences numériques) · 119 (enfance en danger) — appels gratuits, confidentiels.

Sur Android — Shelkid ne couvre PAS : les contenus audio, et — pour l'image — l'analyse est en cours de refonte avec un fournisseur spécialisé, dans une logique de conformité RGPD.

Sur iPhone (iOS) — Shelkid peut repérer : ce qui s'affiche dans son navigateur sécurisé — pages web, contenu textuel. Il transmet un signal à un adulte référent si nécessaire, sans transmission ni consultation humaine du contenu.

Sur iPhone — Shelkid ne couvre PAS : les DM dans les apps natives (iMessage, WhatsApp, Snapchat, Instagram). C'est une limite technique permanente d'iOS — le sandboxing Apple interdit l'accès entre applications. Pour ces apps, la solution complémentaire est FamilyControls.

Ce que Shelkid ne saura JAMAIS inférer (et qu'il n'essaie pas) : le consentement réel de l'enfant, l'écart d'âge réel entre interlocuteurs, l'ironie ou le second degré, une manipulation lente sans marqueur comportemental, ni le contexte (une relation saine peut parfois ressembler à une relation à risque). Shelkid signale une configuration à risque, jamais une culpabilité — la décision reste humaine.

Questions fréquentes

Tout ce que vous voulez
savoir sur Shelkid.

Ce que Shelkid fait
Plutôt que de traquer des mots isolés (qui changent, se codent, varient selon les langues), Shelkid s'appuie de plus en plus sur la forme de la relation — des signaux faibles comme des échanges surtout nocturnes, une demande de secret, un isolement, une asymétrie (l'un pousse, l'autre se referme), une migration vers une autre plateforme, un changement brusque de ton. C'est une approche plus légère, plus explicable (« ton enfant parle à un inconnu, la nuit, qui demande le secret ») et plus robuste au langage codé qu'un filtre à mots-clés. Aucun mot pris isolément ne déclenche d'alerte : c'est la configuration d'ensemble qui compte. L'analyse du texte se fait localement, sur l'appareil. Shelkid reste un outil expérimental, complémentaire de la prévention.

C'est la question centrale. Un mot seul ne suffit jamais à déclencher une alerte. Shelkid ne cherche pas à lire l'intention dans les mots : il mesure la forme de la relation, sur plusieurs échanges.

Ce qui attire l'attention, ce sont des signaux faibles cumulés : des échanges surtout nocturnes, une demande de secret, un isolement progressif, une asymétrie (l'un pousse, l'autre se referme), une migration soudaine vers une autre plateforme. Pris isolément, chacun est anodin ; c'est leur configuration d'ensemble qui révèle une dynamique préoccupante.

Shelkid signale une configuration à risque, jamais une culpabilité. Il ne peut pas — et ne cherche pas à — établir le consentement réel, l'écart d'âge réel, l'ironie, ou le contexte. Le signal inclut une explication de ce qui a été repéré : la décision reste humaine, et l'enfant en est partie prenante.

Sur Android, l'analyse du texte se fait localement, sur l'appareil : le texte n'est ni transmis à nos serveurs ni consulté par un humain, et n'est pas conservé après analyse. Shelkid ne s'introduit pas dans les boîtes mail, les comptes ou les sauvegardes. Il ne mesure pas le détail des mots mais la forme de la relation — et n'émet qu'un signal (nature + niveau), jamais le contenu.
Shelkid émet un signal minimal vers un adulte de confiance. Le signal indique la nature de ce qui a été repéré (ex. : « contact inconnu, la nuit, qui demande le secret ») et son niveau — sans jamais transmettre le contenu des messages ni le nom d'un tiers. L'objectif n'est pas de surveiller, mais d'aider un adulte à ouvrir la conversation, sans violer l'intimité de l'enfant. Notre principe : c'est l'enfant qui garde la main. Cet adulte de confiance n'est pas forcément un parent : la direction vers laquelle nous faisons évoluer Shelkid est que l'enfant puisse choisir vers qui va le signal — un proche, un adulte référent, ou un tiers comme le 3018. (Dans la version actuelle, l'adulte prévenu est celui configuré à l'installation, le plus souvent un parent.)
Rapidement. Sur Android, l'analyse du texte se fait sur l'appareil ; lorsqu'une configuration à risque est repérée, seul le signal (nature + niveau) part vers l'adulte référent par email. Si les alertes SMS sont activées (option), elles arrivent dans le même délai. Aucun contenu de message ne transite.
Oui, en partie. Dans les réglages, on peut moduler les familles de signaux suivies. Le repérage des signaux faibles d'une relation à risque (échanges nocturnes, demande de secret, isolement, asymétrie) reste actif par défaut — c'est le cœur de l'outil.
Ce que Shelkid ne fait pas

Sur Android : en partie, et jamais pour vous les donner à lire. L'analyse du texte se fait localement, sur l'appareil, sans transmission ni consultation humaine du contenu, pour repérer des signaux faibles dans la forme des échanges. Aucun message n'est lu par un humain ni envoyé à nos serveurs.

Sur iOS : non. C'est une limite technique fondamentale d'Apple. Le sandboxing iOS interdit à toute app tierce d'analyser le contenu d'une autre application. Les messageries natives (iMessage, WhatsApp, SMS) restent hors de portée sur iPhone. Nous le disons clairement parce que nous préférons une promesse honnête.

ShelkidKeyboard est un clavier AZERTY Android développé par Shelkid. Comme tout clavier, il contribue à l'analyse locale, sur l'appareil — sans transmission ni consultation humaine du contenu — qui nourrit le repérage des signaux faibles dans la forme des échanges.

Il dispose surtout d'un bouton SOS pour l'enfant : un appui long de 2 secondes sur l'icône du bouclier envoie une alerte à l'adulte référent, depuis n'importe quelle application. C'est l'enfant qui signale, au moment où il en a besoin.

L'enfant sait qu'il est là — c'est une condition de notre approche (le pacte de confiance). Ce n'est pas un logiciel espion dissimulé, ni un keylogger (illégaux RGPD). C'est un outil transparent et consenti, conçu pour être conforme — AIPD et analyse juridique en cours.

Disponible sur Android uniquement. Sur iOS, les restrictions Apple ne permettent pas ce niveau d'intégration pour un clavier tiers.

Non. Shelkid est un outil expérimental de repérage et d'alerte — pas un pare-feu. Il signale des situations à risque pour qu'un adulte puisse ouvrir la conversation. Le blocage total des applications est possible via FamilyControls (iOS) ou les restrictions parentales Android, que nous recommandons en complément.
Non, et c'est un choix de fond. Shelkid n'enregistre pas les conversations, ne stocke pas l'historique de navigation, ne transmet jamais le contenu des messages, et ne donne pas à un adulte à lire ce que dit l'enfant. Il analyse la forme sur l'appareil, émet un signal si nécessaire — puis n'en garde aucune trace. Aucune donnée n'est vendue, aucun profil n'est constitué. Nous refusons la logique de surveillance : l'enfant sait que l'outil est là, et garde la main.
Un enfant déterminé peut toujours trouver des contournements — utiliser un autre appareil, le Wi-Fi d'un ami, etc. Shelkid n'est pas une prison : c'est un filet de sécurité, et un outil pensé avec l'enfant, pas contre lui. Les limites connues (messageries natives, jeux en ligne) sont documentées dans notre guide pour les familles.
Sur Android, l'analyse du texte se fait sur l'appareil et ne dépend pas d'une connexion. En revanche, l'envoi d'un signal à l'adulte référent (email / SMS) nécessite internet : sans connexion, il est mis en file d'attente et part dès le réseau revenu.
Installation et configuration
Environ 5 minutes. L'assistant de configuration guide étape par étape : prénom et âge de l'enfant, email pour recevoir les signaux, activation du système d'alerte. L'installation se fait avec l'enfant — il sait que l'outil est là. Aucune connaissance technique n'est nécessaire.
Shelkid n'est pas conçu pour être imposé en force ni caché : l'enfant sait qu'il est là, c'est une condition de notre approche (le pacte de confiance). Une protection contre la désinstallation accidentelle peut être activée à l'installation ; elle se lève avec le code de l'adulte référent. Notre logique n'est pas de verrouiller l'enfant, mais d'ouvrir la conversation — pas de le piéger sur son propre téléphone.
Dans l'application, un bouton 🔒 donne accès aux réglages après saisie du code de l'adulte référent. On peut y modifier l'email de réception des signaux, le numéro SMS, les catégories de détection actives, et les informations du profil de l'enfant.
Non. Shelkid ne demande pas d'inscription, pas de mot de passe cloud, pas d'adresse email pour fonctionner. L'email sert uniquement à recevoir les signaux — il est stocké localement sur l'appareil, pas sur nos serveurs.
Vie privée et données
Sur Android, le texte est analysé sur l'appareil : il n'est ni transmis ni conservé. L'analyse d'image, en revanche, transite encore par un prestataire le temps de sa refonte — sans identifiant personnel, sans stockage du contenu. Nous ne gardons que des statistiques anonymes agrégées (nature du signal, heure, plateforme), jamais le contenu ni un nom.
Uniquement l'adulte référent configuré (et l'enfant lui-même). Les signaux sont envoyés à l'adresse email et/ou au numéro SMS configurés. Personne d'autre — ni SOS Écrans, ni un tiers — n'a accès à leur contenu.
Non. Sur Android, le texte est analysé sur l'appareil puis n'est pas conservé. Nous ne constituons aucun historique des contenus. Seule la nature du signal (ex. : « contact inconnu, nocturne / niveau élevé ») figure brièvement dans le signal envoyé à l'adulte référent.
Nous sommes une association loi 1901 française. Hébergement européen visé, migration en cours : nous migrons l'ensemble des traitements encore hébergés hors d'Europe vers des prestataires français / européens. Aucune donnée n'est vendue ni exploitée. Le traitement se limite au strict nécessaire. Conformément au RGPD, vous pouvez demander la suppression de toutes les données vous concernant via notre formulaire de contact.
Compatibilité
Sur iOS : iPhone avec iOS 16 ou supérieur (iPhone 8 et ultérieur). Sur Android : version 8.0 (Oreo) ou supérieure. La grande majorité des appareils vendus ces 5 dernières années sont compatibles.
Shelkid doit être installé sur chaque appareil. L'installation est rapide (5 min par appareil). Tous les signaux sont envoyés à la même adresse email, ce qui permet de rester informé depuis une seule boîte de réception.
Pour leurs versions web, en partie : TikTok, Instagram, Snapchat, Discord, YouTube — accessibles via le navigateur Shelkid. Les applications natives installées sur l'appareil restent hors de portée (limite du système d'exploitation).
Les chats intégrés aux jeux (Roblox, Fortnite, Discord, Xbox, PlayStation) ne sont pas encore couverts — ils passent par des apps natives ou des clients propriétaires. C'est un chantier que nous avons identifié et que nous travaillons à adresser dans une prochaine version. En attendant, nous recommandons les contrôles parentaux de chaque plateforme de jeu.
L'association
SOS Écrans est une association loi 1901 fondée par des parents, des professionnels de l'éducation et des développeurs. Aucun actionnaire, aucun intérêt commercial. Notre seul objectif : des outils gratuits, honnêtes et utiles pour les familles.
Parce que la protection des enfants ne devrait pas être réservée aux familles qui peuvent se payer un abonnement. Nous fonctionnons grâce aux dons de particuliers et au bénévolat. Nos coûts techniques sont volontairement maintenus très bas (infrastructure Cloudflare, zéro stockage de données).
Vous pouvez faire un don libre via notre page HelloAsso. La défiscalisation est visée — rescrit fiscal en cours ; tant qu'il n'est pas obtenu, nous ne pouvons pas encore délivrer de reçu fiscal. Vous pouvez aussi contribuer en devenant testeur, en partageant Shelkid autour de vous, ou en nous signalant des situations non couvertes. Chaque retour terrain améliore la détection.
Écrivez-nous via le formulaire de contact de l'association. Si vous êtes testeur, utilisez le bouton de retour intégré à l'application. Chaque signalement est lu et traité — c'est notre engagement.
Pour aller plus loin

La documentation
détaillée.

🔬 Notre démarche (pour les chercheurs)

Méthode, résultats — y compris les échecs (AUC ≈ 0,50 sur le voilé) — et limites assumées.

⚙️ Comment ça marche

Comment on repère la forme de la relation, sur l'appareil, sans lire le contenu — en détail.

🔒 Sécurité & vie privée

Où le texte est analysé, ce qui ne quitte jamais le téléphone, et ce qui transite encore.

🗺 Feuille de route

Ce qui est livré, ce qui est en cours, ce qui reste à construire — sans cacher les limites.

Un outil expérimental,
construit avec honnêteté.

Shelkid est en développement et en évaluation : il repère bien l'explicite, et nous travaillons ouvertement sur ce qu'il rate (le harcèlement voilé). Pas de promesse de protection garantie — un outil utile, complémentaire, qui laisse la main à l'enfant et la décision à l'humain.

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