Outil expérimental complémentaire de PREVENTO. Plutôt que de traquer des mots, Shelkid s'appuie de plus en plus sur des signaux faibles — échanges nocturnes, demande de secret, isolement, asymétrie. Android d'abord, iPhone plus limité. Gratuit. Sans publicité. Sans données collectées.
Notre moteur attrape bien le harcèlement explicite, mais il échoue encore sur le harcèlement voilé (AUC ≈ 0,50 sur de vrais ados, juin 2026) — c'est notre découverte et notre priorité. Chiffres mesurés sur corpus de test contrôlé (Ollagnier-Large + extensions internes). Voir le détail méthodologique →
Aucune application de protection n'est un coffre-fort. La nôtre non plus. Shelkid est un outil expérimental, complémentaire de la prévention (PREVENTO). Voici ce qu'il peut repérer et ce qu'il ne peut pas, selon l'appareil.
Sur Android — Shelkid peut repérer : des signaux faibles dans le texte qui transite par le téléphone (échanges surtout nocturnes, demande de secret, isolement, asymétrie, migration de plateforme). L'analyse du texte se fait localement, sur l'appareil, sans transmission ni consultation humaine du contenu.
Les signaux faibles — la forme de la relation — sont le cœur de l'approche. Il reste aussi un filet pour les situations explicites : Shelkid repère des situations comme la sextorsion ou une demande d'image, et analyse la trajectoire de la relation sur la durée (des trajectoires compatibles avec une approche préoccupante). Ce filet complète le cœur, il ne le remplace pas.
Besoin d'aide tout de suite ? 3018 (cyberharcèlement, violences numériques) · 119 (enfance en danger) — appels gratuits, confidentiels.
Sur Android — Shelkid ne couvre PAS : les contenus audio, et — pour l'image — l'analyse est en cours de refonte avec un fournisseur spécialisé, dans une logique de conformité RGPD.
Sur iPhone (iOS) — Shelkid peut repérer : ce qui s'affiche dans son navigateur sécurisé — pages web, contenu textuel. Il transmet un signal à un adulte référent si nécessaire, sans transmission ni consultation humaine du contenu.
Sur iPhone — Shelkid ne couvre PAS : les DM dans les apps natives (iMessage, WhatsApp, Snapchat, Instagram). C'est une limite technique permanente d'iOS — le sandboxing Apple interdit l'accès entre applications. Pour ces apps, la solution complémentaire est FamilyControls.
Ce que Shelkid ne saura JAMAIS inférer (et qu'il n'essaie pas) : le consentement réel de l'enfant, l'écart d'âge réel entre interlocuteurs, l'ironie ou le second degré, une manipulation lente sans marqueur comportemental, ni le contexte (une relation saine peut parfois ressembler à une relation à risque). Shelkid signale une configuration à risque, jamais une culpabilité — la décision reste humaine.
C'est la question centrale. Un mot seul ne suffit jamais à déclencher une alerte. Shelkid ne cherche pas à lire l'intention dans les mots : il mesure la forme de la relation, sur plusieurs échanges.
Ce qui attire l'attention, ce sont des signaux faibles cumulés : des échanges surtout nocturnes, une demande de secret, un isolement progressif, une asymétrie (l'un pousse, l'autre se referme), une migration soudaine vers une autre plateforme. Pris isolément, chacun est anodin ; c'est leur configuration d'ensemble qui révèle une dynamique préoccupante.
Shelkid signale une configuration à risque, jamais une culpabilité. Il ne peut pas — et ne cherche pas à — établir le consentement réel, l'écart d'âge réel, l'ironie, ou le contexte. Le signal inclut une explication de ce qui a été repéré : la décision reste humaine, et l'enfant en est partie prenante.
Sur Android : en partie, et jamais pour vous les donner à lire. L'analyse du texte se fait localement, sur l'appareil, sans transmission ni consultation humaine du contenu, pour repérer des signaux faibles dans la forme des échanges. Aucun message n'est lu par un humain ni envoyé à nos serveurs.
Sur iOS : non. C'est une limite technique fondamentale d'Apple. Le sandboxing iOS interdit à toute app tierce d'analyser le contenu d'une autre application. Les messageries natives (iMessage, WhatsApp, SMS) restent hors de portée sur iPhone. Nous le disons clairement parce que nous préférons une promesse honnête.
ShelkidKeyboard est un clavier AZERTY Android développé par Shelkid. Comme tout clavier, il contribue à l'analyse locale, sur l'appareil — sans transmission ni consultation humaine du contenu — qui nourrit le repérage des signaux faibles dans la forme des échanges.
Il dispose surtout d'un bouton SOS pour l'enfant : un appui long de 2 secondes sur l'icône du bouclier envoie une alerte à l'adulte référent, depuis n'importe quelle application. C'est l'enfant qui signale, au moment où il en a besoin.
L'enfant sait qu'il est là — c'est une condition de notre approche (le pacte de confiance). Ce n'est pas un logiciel espion dissimulé, ni un keylogger (illégaux RGPD). C'est un outil transparent et consenti, conçu pour être conforme — AIPD et analyse juridique en cours.
Disponible sur Android uniquement. Sur iOS, les restrictions Apple ne permettent pas ce niveau d'intégration pour un clavier tiers.
Méthode, résultats — y compris les échecs (AUC ≈ 0,50 sur le voilé) — et limites assumées.
Comment on repère la forme de la relation, sur l'appareil, sans lire le contenu — en détail.
Où le texte est analysé, ce qui ne quitte jamais le téléphone, et ce qui transite encore.
Ce qui est livré, ce qui est en cours, ce qui reste à construire — sans cacher les limites.
Shelkid est en développement et en évaluation : il repère bien l'explicite, et nous travaillons ouvertement sur ce qu'il rate (le harcèlement voilé). Pas de promesse de protection garantie — un outil utile, complémentaire, qui laisse la main à l'enfant et la décision à l'humain.